L'administration électronique introduit une "mini révolution" dans le fonctionnement des administrations territoriales : nouveaux modes de relations avec les usagers, réorganisation des circuits internes, échanges entre partenaires...
Espace coordonné par Catherine Ficat, avec Philippe Parmantier, EVS.
ouvert le 08/09/2006
Faire gagner du temps au citoyen, lui offrir le choix ainsi qu'un éventail de services pour simplifier ses démarches... Recouvrer des marges de manoeuvre internes en réduisant les procédures, les circuits décisionnels et en améliorant l'efficacité générale du travail... L'administration électronique et le plan national qui l'accompagne, Adèle, n'arrivent pas par hasard. Beaucoup d'initiatives nouvelles profitent aussi aux collectivités locales.
Dans les trois dimensions de l'administration électronique - simplification de l'organisation interne, amélioration des relations avec les citoyens et échanges de données avec l'Etat -, les collectivités territoriales apportent leur spécificité, notamment une maîtrise de la proximité utile à tous les acteurs.
La principale nouveauté liée à internet est que toute application web peut être hébergée à distance avec des avantages réels, de coûts, de garanties de fonctionnement, tout en laissant la collectivité maîtresse de ses outils de travail. Les plateformes de service, généralistes et spécifiques, prennent leur essor en fédérant des collectivités entre elles ou des groupes de partenaires, au-delà des frontières administratives habituelles.
Le droit aussi évolue. La signature électronique, les exigences de sécurité, la protection des données personnelles et de la vie privée, les devoirs et obligations des usagers, les droits d'auteur... sont autant de bonnes raisons de concevoir une nouvelle architecture du droit électronique. Des conséquences sur notre vie quotidienne et des évolutions dans le management des organisations publiques en découlent.
L'administration électronique dans la fonction RH est encore largement une affaire de pionniers en raison de la complexité du domaine et de son formalisme juridique. Il y a pourtant aujourd'hui de bonnes raisons de penser qu'un mouvement est amorcé et qu'il va s'amplifier dans les prochains mois. Une bonne occasion pour parler méthode, savoir-faire et pour présenter les expériences les plus significatives.